La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a tranché ce lundi 27 juillet 2026, allant au-delà des premières demandes du parquet en infligeant une lourde peine à l'ex-autorité locale pour abus de fonction.La justice béninoise a rendu son verdict dans l'affaire opposant l'ancien chef du 12e arrondissement de Cotonou à Lionel Talon. Ce lundi 27 juillet 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné Samuel Akindes Adékambi à une peine de cinq ans d'emprisonnement ferme. Contrairement aux réquisitions initiales du ministère public formulées lors de l'audience du mois dernier — qui demandaient une peine mixte dont une partie assortie de sursis —, les magistrats ont suivi la gravité des accusations en prononçant une peine entièrement ferme, accompagnée d'une amende pécuniaire substantielle.Le dossier examiné par la juridiction spéciale s'articulait principalement autour de mouvements financiers litigieux et d'un conflit d'interprétation concernant des fonds reçus du plaignant. Les débats judiciaires avaient notamment mis en lumière la remise d'une somme de trois millions de francs CFA par l'intermédiaire de l'assistante de Lionel Talon. Tandis que la partie civile et l'accusation y voyaient un détournement de fonds liés à un projet communautaire ou à des manœuvres politiques, la défense avait plaidé en vain la relaxe, arguant que les éléments constitutifs de l'infraction n'étaient pas réunis pour incriminer le prévenu.Cette décision judiciaire marque l'épilogue d'une procédure qui avait conduit à l'interpellation de l'ex-élu local début mai 2026, en pleine période d'activités publiques. En retenant la charge d'abus de fonction, la CRIET s'est fondée sur les dispositions de l'article 375 du Code pénal, qui répriment sévèrement les manquements à la probité et à l'éthique dans l'exercice des charges publiques. Cette condamnation constitue un signal fort envoyé aux gestionnaires de collectivités locales quant à la stricte observation des règles régissant l'administration et la transparence financière au Bénin.
Verdict de la CRIET : Cinq ans de prison ferme pour le CA Samuel Akindes



Commentaires (0)