lundi 05 octobre 2026
Cotonou 28°C
Suivez-nous :
⚡ ALERTE NEWS

Les Scoops du Jour

L'information pour tous

Les Scoops du Jour

Rechercher dans Journal Bénin

Parti Les Démocrates au Bénin : Le départ de Léon Dègny ou le compte à rebours d’une mort annoncée ?

La descente aux enfers se poursuit pour le parti Les Démocrates (LD). Alors qu’il s’apprête...

Actualité • 18 heures ago

Cancer du sein : Halte aux blagues misogynes et à la dangereuse banalisation d’un fléau mortel

Alors que le mois d’octobre s’habille de rose pour rappeler l’urgence de la lutte contre...

Actualité • 19 heures ago

Quand la plume s’éteint, l’héritage demeure : Romuald Wadagni salue la mémoire de Cheikh Hamidou Kane

Alors que le Sénégal et l’ensemble du continent africain pleurent la perte de l’un de...

Actualité • 19 heures ago

Tragédie à Djidja : Découverte tragique du corps d’un enseignant, son enfant porté disparu

Un événement funeste a endeuillé la localité d’Agonhohoun, située dans le territoire de Djidja, à...

Actualité • 6 jours ago

Les Guépards s’offrent la tête du groupe F : le résumé du succès décisif face à la Mauritanie lors de ces éliminatoires de la CAN 2027

La soirée s’est achevée dans l’allégresse la plus totale au stade d’Ebimpé où le Bénin...

Actualité • 6 jours ago

Économie nationale : Les Béninois vivront-ils à crédit au terme du mandat de Romuald Wadagni ?

Publicité

Publicité

L'ascension fulgurante de la dette publique béninoise au premier semestre 2026, propulsée à 9 122,2 milliards de francs CFA, jette une ombre analytique sur la transition politique entre Patrice Talon et son successeur Romuald Wadagni, ravivant le spectre d'une économie durablement hypothéquée.

Publicité

Publicité

Une dynamique d'endettement accélérée sous transition

Publicité

Publicité
Les derniers chiffres publiés par la Caisse autonome de gestion de la dette (CAGD) révèlent une progression marquée de l'encours global, qui s'établit à 50,1 % du PIB à la fin du mois de juin 2026. En l'espace de six mois, ce volume a connu une augmentation substantielle de 650 milliards de francs CFA par rapport à la clôture de l'exercice précédent. Cette expansion rapide, alimentée en grande partie par des décaissements en devises et des émissions internationales, interroge directement la trajectoire macroéconomique léguée par l'administration sortante de Patrice Talon à l'actuel chef de l'État, Romuald Wadagni. Loin d'être un simple accident comptable, ce rythme d'emprunt intensif consacre une dépendance structurelle aux marchés financiers et aux bailleurs multilatéraux.

Vulnérabilité macroéconomique et soutenabilité budgétaireD'un point de vue analytique, franchir le seuil de 50 % du PIB expose l'économie nationale à des risques budgétaires accrus, notamment en matière de service de la dette. La forte proportion d'emprunts en devises étrangères (plus de 900 milliards mobilisés à mi-parcours) place le Trésor public sous la menace directe des fluctuations des taux de change et de la volatilité des marchés internationaux. Si ces liquidités permettent de financer les grands chantiers d'infrastructure inscrits dans la vision du gouvernement, elles alourdissent mécaniquement la charge de remboursement future. À terme, une part disproportionnée des recettes fiscales risque d'être absorbée par le service de la dette au détriment des dépenses sociales et des investissements productifs générateurs de valeur ajoutée locale.

Effet d'éviction et perspectives de souveraineté financière

Enfin, le recours persistant aux titres du Trésor sur le marché régional de l'Uemoa engendre un risque d'éviction pour le secteur privé national. En captant massivement l'épargne disponible pour couvrir les besoins de financement de l'État, le marché financier restreint l'accès des entreprises locales au crédit bancaire, freinant ainsi la croissance endogène et la création d'emplois. Pour que le mandat du président Romuald Wadagni ne se résume pas à une gestion sous perfusion financière, un réajustement de la trajectoire budgétaire s'avère impératif. La priorité devra résider dans l'optimisation de la mobilisation des recettes fiscales intérieures et la rationalisation des dépenses publiques, afin d'éviter que le citoyen béninois ne devienne le principal débiteur d'une prospérité factice financée par l'emprunt perpétuel.

Partager cet article

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié.
Contactez-nous sur WhatsApp
Ouvrir une conversation WhatsApp
Chargement en cours