L’Assemblée nationale du Bénin a franchi une étape historique ce vendredi, en adoptant par 90 voix pour et 19 contre
la loi N°2025-20 portant modification de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette révision, introduite par les présidents Assan Seybou (Bloc Républicain) et Aké Natondé (Union Progressiste le Renouveau), n’aurait pas pu passer sans l’appui inattendu de plusieurs députés démocrates, dont le vote favorable a permis à la mouvance présidentielle d’atteindre la majorité qualifiée exigée par l’article 154 de la loi fondamentale.Le rôle décisif des démocrates qui ont trahi une fois de plus le peuple
pour rappel, il importe de noter que La Constitution impose une majorité des trois quarts pour toute révision. Sur les 109 députés présents, 87 avaient déjà voté pour la prise en considération de la proposition. Lors du vote final, certains élus démocrates ont franchi le pas en soutenant le texte
allant contre les instructions du président du parti qui appelait à voter contre cette proposition de loi, permettant à la mouvance d’obtenir les 90 voix nécessaires; ralliement sans lequel, la réforme aurait échoué, confirmant que la dynamique parlementaire a reposé sur une alliance ponctuelle traduisant la amauvaise foi de certains députains qui fonctionnent sans conviction et qui ne visent que leur propre intérêt au détriment de celui du peuple.Les principales innovations adoptées
plusieurs innovations sont é noter dans la nouvelle loi fondamentale à savoir:
- Mandat présidentiel porté à 7 ans, renouvelable une seule fois, avec un maximum de deux mandats dans une vie.
- Création d’un Sénat, aux côtés de l’Assemblée nationale, chargé de réguler la vie politique et de renforcer l’unité nationale.
- Mandat des députés fixé à 7 ans, avec perte automatique du siège en cas de démission du parti d’origine.
- Transmission simultanée des lois au Président de la République et au Président du Sénat.
- Mandat des maires et conseillers communaux porté à 7 ans, renouvelable.
Une révision aux implications majeures
Cette réforme, qui modifie 18 articles et en crée 15 nouveaux, redessine l’architecture institutionnelle du Bénin. Elle marque un tournant dans l’histoire politique du pays, en renforçant la stabilité des mandats et en introduisant une chambre haute au Parlement. Mais elle révèle aussi une réalité politique : la mouvance n’a pas agi seule. Le soutien de députés démocrates a été déterminant pour franchir le seuil des trois quarts et faire passer la révision.





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