Les forces de défense béninoises ont été la cible de violentes attaques dans le nord du pays. Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mai, des positions militaires situées dans la zone stratégique de Kourou Koualou, à la frontière avec le Burkina Faso, ont été prises d'assaut. Selon des sources concordantes, ces affrontements ont fait quatre victimes au sein des rangs des soldats béninois.La riposte de l’armée béninoise a été immédiate et vigoureuse, repoussant les assaillants hors de la zone. Bien que le haut commandement militaire assure que de lourdes pertes ont été infligées à l'ennemi, le bilan officiel global reste attendu.
Un message cynique au nouveau chef de l'État
Le timing de cette double attaque ne doit rien au hasard. Survenue quarante-huit heures seulement après la prestation de serment du nouveau Président de la République, Romuald Wadagni, cette offensive s'apparente à une tentative cynique des groupes terroristes de "souhaiter la bienvenue" au nouveau chef de l'État.
L’urgence d'une réponse hardie et concertéeCet événement rappelle brutalement que la crise sécuritaire dans la partie septentrionale du pays sera l'un des chantiers les plus complexes du quinquennat qui s'ouvre. Pour endiguer cette menace asymétrique, le nouveau pouvoir devra imposer un changement de rythme à travers : Des actions hardies sur le terrain pour harceler les bases arrières des groupes armés. Une collaboration transfrontalière accrue et sans faille avec les pays voisins (notamment le Burkina Faso et le Niger) afin de verrouiller les zones de repli des terroristes.Le baptême du feu est précoce pour le président Wadagni, dont le mandat s'ouvre sous le signe de la résilience et de l'urgence sécuritaire.





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