Le Ministère du Cadre de Vie et des Transports a rappelé avec vigueur les règles d’affichage publicitaire en période électorale, conformément au décret n°2023-453. Objectif : préserver la propreté des villes et garantir une compétition équitable. Les consignes sont strictes : interdiction d’apposer des affiches sur les arbres, les feux tricolores, les édifices publics ou encore le mobilier urbain non prévu à cet effet.
Mais sur le terrain, certains partis de la mouvance présidentielle défient ouvertement l’autorité. Ils saturent l’espace public de leurs affiches et prospectus à l’effigie de leurs candidats, jetés sans retenue dans les rues et collés sur des supports interdits. Cette pratique, en totale contradiction avec les prescriptions du ministère, illustre un mépris affiché pour les règles de civisme.
Ce qui choque davantage, c’est l’absence de sanctions. Alors que le communiqué officiel promettait des mesures administratives et financières lourdes contre les contrevenants, aucune suite n’est donnée aux infractions constatées. Et cela n’étonne personne : ces partis bénéficient d’une indulgence manifeste, puisqu’ils soutiennent les actions du gouvernement en place.
Ainsi, le rappel à l’ordre du Ministère du Cadre de Vie apparaît comme une déclaration de principe, sans effet réel. Pendant que les affiches sauvages prolifèrent, l’image des villes se dégrade et la confiance des citoyens dans l’autorité de l’État s’effrite.





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