Recherché depuis trois jours, le père de famille impliqué dans le décès de sa propre fille a été interpellé le mercredi 29 avril 2026 par les éléments du commissariat de Zinvié, dans la commune d’Abomey-Calavi. Sa cavale n’aura duré que 72 heures.
Le drame remonte au 26 avril à Yèvié Sato. Selon les témoignages recueillis, l’homme aurait violemment battu sa fille, élève en classe de première, pour avoir manqué des travaux dirigés. Armé d’une tige de manioc, il lui aurait infligé des coups qui se sont révélés fatals. Transportée d’urgence dans un centre de santé, la jeune fille de 17 ans n’a pas survécu malgré la prise en charge médicale.
Le commissaire Arthur EZINMEGNON a confirmé que le présumé auteur devra répondre de ses actes devant la justice. À l’issue de l’enquête en cours, il sera présenté au Procureur de la République pour les suites judiciaires.
Au-delà de l’émotion et de la consternation suscitées par cette affaire, ce drame relance le débat sur les violences faites aux enfants au sein des familles. Le recours aux châtiments corporels, encore banalisé dans certaines communautés, montre ici ses limites tragiques.Cette interpellation rappelle l’urgence de renforcer la sensibilisation sur la protection de l’enfant et de promouvoir des méthodes éducatives non violentes au Bénin.





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