Depuis sa cellule, l’ancien Premier ministre malien Choguel Maïga a tenu à répondre aux déclarations du président français Emmanuel Macron, faites lors du sommet Africa Forward
au Kenya. Le chef de l’État français avait estimé que Bamako avait commis une erreur stratégique en se séparant de la France en 2022, au moment où le pays faisait face à une recrudescence des attaques rebelles et jihadistes.Dans une mise au point ferme, Choguel Maïga rappelle que le départ des forces françaises n’a pas été une décision imposée par le Mali, mais bien une initiative unilatérale de Paris. Selon lui, les autorités maliennes n’ont jamais été consultées ni informées en amont, ce qui constitue un « abandon en plein vol » de la part de l’Hexagone.
Ce recadrage éclaire la position malienne : loin d’être une rupture volontaire, le retrait français s’est traduit par une désorganisation brutale du dispositif sécuritaire, laissant Bamako dans une situation critique. En dénonçant ce qu’il considère comme une défaillance de la France, Choguel Maïga entend rétablir la vérité sur les raisons profondes de cette séparation et rappeler que le Mali n’a pas choisi l’isolement, mais a subi une décision extérieure.





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