Lors de sa session hors norme du 30 avril 2026, la juridiction criminelle du Tribunal de Grande Instance de Ouaga II a examiné sept affaires concernant un total de onze prévenus.À l'issue des confrontations juridiques pour chaque cause, l'institution judiciaire a prononcé les sentences suivantes :Concernant Nafissatou Nacro, initialement poursuivie pour avoir tenté de donner la mort, les magistrats ont opté pour une requalification en violences physiques volontaires ayant entraîné une ITT supérieure à trois semaines. Reconnue fautive, elle écope d'une peine de deux ans de prison, dont une moitié ferme, ainsi qu'une sanction pécuniaire de 500 000 francs.Pour ce qui est de Mohamed Sawadogo, Souleymane Sana et Hamidou Ilboudo, impliqués dans un réseau de trafic d'êtres humains avec circonstances aggravantes, le verdict est tombé : cinq années de privation de liberté avec sursis, assorties d'une amende individuelle d'un million de francs.Abdoul Kader Compaoré, dont la responsabilité a été établie pour homicide et coups portés volontairement, se voit infliger une détention de quinze ans fermes.S'agissant d'Adamou Compaoré, Wilfried Zappodre et Richard Balbone, convaincus de viol aggravé, la cour a ordonné leur incarcération pour une durée de 21 ans, complétée par une amende de 3 000 000 francs et l'émission immédiate de mandats d'arrêt.Sabane Zoungrana, dont le dossier incluait des faits consommés et une tentative de viol avec circonstances aggravantes, a été sanctionné par 30 ans d'emprisonnement ferme et une amende s'élevant à 10 millions de francs, le tout sous le coup d'un mandat d'arrêt.Edmond Tiendrebeogo, également reconnu coupable d'abus sexuel aggravé, a été condamné à onze ans de réclusion et 3 000 000 francs d'amende ferme.Adama Ouédraogo, pour des faits similaires de viol aggravé, a reçu la peine maximale de la session, soit 30 ans derrière les barreaux et 10 millions de francs d'amende, avec exécution d'un mandat d'arrêt.Par ailleurs, une procédure a été reportée à la sollicitation des avocats souhaitant organiser la défense de leurs clients, l'affaire venant pour la première fois à la barre.Enfin, une autre cause, bien que retenue au départ, a finalement fait l'objet d'un renvoi à la demande de l'intéressé afin de lui permettre de solliciter l'assistance d'un conseil juridique.La reprise des débats est fixée au 5 mai 2026.
Burkina Faso: Adama Ouédraogo condamné à trois décennies de réclusion



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