La législation béninoise réaffirme avec force la protection de la cellule familiale en sanctionnant sévèrement les comportements d'irresponsabilité au sein du couple. En vertu de la Loi n° 2018-16 portant Code pénal en République du Bénin, les articles 603 et 607 imposent des conséquences juridiques strictes aux époux qui se soustraient à leurs devoirs. Cette volonté du législateur vise à garantir la stabilité du foyer et à protéger les membres les plus vulnérables contre des ruptures arbitraires et injustifiées.Le délaissement volontaire d'une conjointe dont la grossesse est connue est une infraction grave réprimée par l'article 603 du Code pénal. Le mari qui choisit de rompre tout lien et d'ignorer ses responsabilités dans ce contexte particulier encourt une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an, accompagnée d'amendes conséquentes. Cette mesure illustre la fermeté de l'État pour assurer un accompagnement indispensable à la femme enceinte, interdisant toute forme de désertion morale ou matérielle durant cette période charnière.Par ailleurs, l'article 607 du même Code pénal cible le départ du domicile conjugal sans motif valable. Cette infraction ne se limite pas à une simple rupture de la vie commune, mais constitue une faute sanctionnée par des amendes pouvant atteindre 500 000 FCFA. À travers ces dispositions, le cadre légal béninois aspire à consolider les engagements matrimoniaux et à prévenir les abandons qui fragilisent durablement les femmes et les enfants, rappelant ainsi que la vie de couple est régie par des obligations légales indissociables.
Protection de la famille au Bénin : La justice sévit contre l’abandon des conjoints



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