Le Bénin a récemment été le théâtre d’une tentative de déstabilisation qui aurait pu plonger le pays dans le chaos. Selon le colonel Dieudonné Tévoédjrè, commandant de la Garde Républicaine, les événements se sont déroulés dans une atmosphère de grande tension et ont nécessité une riposte ferme mais mesurée des forces loyalistes.
Des affrontements d’une rare intensité
Le colonel Tévoédjrè décrit des combats d’une violence extrême, ayant duré près de 45 minutes. Les assaillants, lourdement équipés et appuyés par des engins blindés, ont tenté de prendre d’assaut la résidence présidentielle. Mais les forces républicaines, elles aussi dotées de véhicules blindés, ont opposé une résistance acharnée. Les insurgés ont cherché à s’infiltrer par les ruelles menant à la résidence, ignorant que ces accès étaient déjà verrouillés par les troupes loyalistes. Cette stratégie a rapidement conduit à leur mise en déroute.Le repli vers Togbin
Après leur échec initial, les assaillants se sont repliés sur leur base de Togbin. Les forces républicaines ont immédiatement encerclé le site. Le colonel Tévoédjrè explique que l’option d’un assaut direct avait été envisagée, mais écartée afin d’éviter des dommages collatéraux dans une zone densément peuplée et en plein jour. La prudence a donc prévalu, et la décision fut prise de solliciter un appui sous-régional.
L’appui de la CEDEAO et du Nigeria
Vers 18 heures, un appel fut lancé à la CEDEAO pour une coopération militaire. Le Nigeria répondit favorablement, permettant la mise en œuvre de frappes ciblées et chirurgicales contre les engins militaires présents dans la base insurgée. Ces équipements auraient pu servir à de nouvelles attaques, notamment contre l’aéroport et d’autres sites stratégiques. Grâce à cette opération, les occupants de la base ont fini par abandonner les lieux.
Une victoire stratégique
Le récit du colonel Tévoédjrè met en lumière la détermination des forces républicaines à défendre les institutions tout en évitant une escalade meurtrière. La gestion de cette crise illustre la capacité du Bénin à mobiliser ses partenaires régionaux pour préserver la stabilité nationale.





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