Une affaire de contentieux financier a trouvé son issue le 02 avril 2026 au sein de la juridiction commerciale de Cotonou. Un opérateur économique établi à Sékou, après s'être retrouvé dans l'incapacité d'honorer ses engagements envers l'institution de microfinance PADME SA, a choisi d'anticiper d'éventuelles mesures de contrainte en saisissant les magistrats dès la fin de l'année 2025. Sa démarche visait initialement à obtenir un moratoire pour épurer un reliquat de deux millions de francs CFA, via des mensualités de cinquante mille francs.Pour justifier ses difficultés financières, le requérant a exposé une série de revers majeurs ayant plombé son commerce de denrées surgelées. Il a notamment évoqué l'enclavement de son point de vente dû à des chantiers routiers, des coupures d'électricité prolongées ayant détruit ses stocks de poissons et de volailles, ainsi qu'une agression violente survenue début 2025. Face au refus de son créancier de renégocier les termes du remboursement malgré ces imprévus, le commerçant s'est appuyé sur les dispositions juridiques de l'OHADA relatives aux procédures de recouvrement pour solliciter la protection de la justice.La situation a évolué favorablement lors d'une phase de médiation organisée en décembre dernier. Après avoir réévalué le montant exact de son arriéré à environ 1,7 million de francs CFA, l'emprunteur a revu son offre à la hausse en proposant des traites mensuelles de cent mille francs. Cette nouvelle modalité a reçu l'aval immédiat de la partie adverse, marquant ainsi une volonté commune d'aboutir à un règlement amiable. Bien que le débiteur ait déjà commencé à verser certaines sommes au cours des premiers mois de l'année 2026, un solde significatif reste encore à couvrir.En conclusion, l'instance judiciaire a entériné cet arrangement entre les deux parties. En s'appuyant sur les textes de procédure civile et commerciale en vigueur, le juge a validé le nouvel échéancier tout en confirmant le montant restant dû par le demandeur. Cette décision, rendue en dernier ressort pour ce type de litige, permet ainsi au commerçant de bénéficier du répit nécessaire pour solder son passif tout en garantissant à la structure de financement la récupération progressive de ses fonds.
Bénin : Padme á la trousse de ses débiteurs



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