Le Tribunal de première instance de Cotonou a tranché ce mercredi 22 juillet 2026 dans le cadre de l'affaire Pierre Urbain Dangnivo, mettant un terme à un feuilleton judiciaire qui a durablement marqué l'actualité nationale. Au terme de ses délibérations, la juridiction a déclaré Codjo Cossi Alofa coupable et l'a condamné à 30 ans de réclusion criminelle. À l'inverse, Donatien Amoussou a bénéficié d'un verdict d'acquittement après avoir été reconnu non coupable des charges pesant contre lui. Cette décision ravive le souvenir de la disparition énigmatique de ce haut cadre du ministère de l'Économie et des Finances, par ailleurs syndicaliste de premier plan et voix critique de l'opposition. Les faits remontent au 17 août 2010, jour où le fonctionnaire s'était évanoui dans la nature après avoir quitté son bureau et rendu visite à sa famille. Cet événement avait immédiatement provoqué une onde de choc à travers tout le pays, exacerbée par les soupçons d'immixtion politique, les polémiques autour de la découverte macabre d'un corps à Womey et l'opacité entourant les réelles motivations de l'affaire. Durant toutes ces années, la procédure a connu de multiples soubresauts, oscillant entre des aveux initiaux rapidement contestés, des retraits de déclarations et des enquêtes aux conclusions parfois divergentes. Tandis que la lourde peine infligée à Codjo Cossi Alofa traduit la volonté de la justice de sanctionner un acteur clé de ce drame, la question de l'entière vérité sur les commanditaires de cet homicide continue de préoccuper l'opinion. Ce jugement rendu par le tribunal de Cotonou constitue ainsi un jalon incontournable, bien que l'ombre de ce mystère plane toujours sur la conscience collective.
Affaire Dangnivo : 30 ans de prison pour Codjo Alofa, Donatien Amoussou blanchi par la justice



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