Le régulateur burkinabè a infligé une lourde pénalité financière au distributeur français. En cause : le maintien persistant de barrières techniques restreignant la diffusion en clair des programmes de la radiotélévision nationale, en dépit des accords passés l’année dernière.L'autorité de régulation des médias au Burkina Faso hausse le ton face au groupe audiovisuel Canal+. Dans une ordonnance actée le 12 juin 2026, le président de l’instance, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a officialisé une sanction pécuniaire à l'encontre de l'opérateur pour non-respect manifeste des termes contractuels établis en février 2025.Une mise en conformité toujours attendueLe cœur du litige concerne l'accessibilité des chaînes de la RTB. Selon le gendarme de l’audiovisuel, le prestataire continue d’exiger une procédure d’activation par SMS de la part de ses clients pour accéder au service public. Une pratique jugée inadmissibles par le CSC, qui souligne avoir pourtant multiplié les avertissements et les délais de grâce pour permettre à l'entreprise de régulariser sa situation technique.Face à ce constat d’inertie, l’institution a tranché : Canal+ est sommé de régler une amende de 50 millions de francs CFA au profit du Trésor institutionnel sous 30 jours. Passé ce délai, le groupe devra impérativement avoir levé toute restriction technique faisant obstacle à la libre réception des chaînes nationales.Vers un durcissement des mesures ?Au-delà du territoire burkinabè, le régulateur a fermement réitéré une exigence de transparence pour la diaspora. L'opérateur est tenu de garantir une diffusion continue et sans entrave des programmes publics nationaux à destination des abonnés situés à l'étranger. Le CSC prévient que tout manquement supplémentaire aux clauses de cette convention exposera désormais le groupe audiovisuel à des mesures coercitives d’une tout autre ampleur.
Télévision au Burkina : Canal+ sanctionné par le CSC pour entrave à l’accès aux chaînes publiques


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