Le commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé a comparu lundi 20 avril 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Incarcéré après la diffusion d’une vidéo jugée hostile au chef de l’État, il est poursuivi pour « harcèlement en ligne, incitation à la haine, appel à la rébellion et détention d’arme à feu ». L’officier, en poste à Abomey-Calavi au moment des faits, avait publiquement exprimé son soutien aux militaires impliqués dans le coup d’État manqué contre Patrice Talon. Dès l’ouverture du procès, le prévenu a reconnu être l’auteur de la vidéo incriminée, tout en affirmant avoir agi en tant que citoyen. Sans avocat, il a remis aux juges un document exposant ses motivations, qu’il considère comme réfléchies et légitimes. Le président de la Cour a toutefois rappelé que ses propos avaient été tenus en uniforme, soulevant la question de la frontière entre parole personnelle et fonction officielle. L’affaire a été renvoyée au 15 juin 2026, le temps pour le ministère public d’examiner les arguments avancés.
Procès du commissaire Delcoz Kindjanhoundé à la CRIET : une défense singulière face aux accusations



Commentaires (0)