Durant plusieurs jours, une délégation de six membres du National Democratic Institute (NDI) a mené une série de rencontres au Bénin. Les discussions ont impliqué les deux formations politiques en compétition, les candidats à la magistrature suprême, mais aussi des représentants de la société civile, des médias et des institutions en charge de l’organisation du scrutin prévu pour le 12 avril 2026.
À l’issue de cette tournée, le NDI a présenté ses observations devant la presse le samedi 21 février. Le rapport met en lumière des entraves politiques et institutionnelles, ainsi qu’un déséquilibre dans la participation des acteurs. Le principal parti d’opposition, Les Démocrates, se retrouve une nouvelle fois absent du processus, dénonçant une exclusion qu’ils jugent arbitraire, tandis que la Commission électorale nationale autonome (CENA) évoque des dossiers jugés non conformes.
Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine et membre de la mission, a livré un constat préoccupant : « Nous avons perçu une atmosphère de crainte, une société civile paralysée, des partis politiques limités dans leurs actions. Nous avons relevé des dérives qu’il serait irresponsable d’ignorer. »
Face à ces constats, la mission internationale a formulé plusieurs recommandations. Jorge Carlos Fonseca, ex-chef d’État du Cap-Vert, a insisté sur la nécessité de renforcer le pluralisme politique, de revoir les règles de parrainage et le seuil de 20 % imposé aux partis pour obtenir des sièges à l’Assemblée nationale. Il a également appelé à un dialogue franc et inclusif, rappelant que « la vie politique ne s’arrête pas au lendemain du scrutin ».Ces observations et propositions du NDI interviennent dans un contexte où la confiance des citoyens dans le processus électoral reste fragile. Elles visent à encourager les autorités béninoises à garantir un cadre plus équitable et transparent pour l’échéance présidentielle à venir.





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