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Politique : Le GSR claque la porte de l’opposition et dénonce un « marché de dupe »

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Réuni en session extraordinaire à Za-Kpota ce samedi 21 février 2026, le parti Grande Solidarité Républicaine (GSR) a officialisé son retrait du Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition. Entre opacité financière et hégémonie du parti Les Démocrates, Antoine Guédou Vissétogbé et les siens reprennent leur liberté.C’est un séisme de faible amplitude qui pourrait pourtant redessiner les contours des stratégies électorales pour les générales de 2026. Sous la houlette de son président, Antoine Guédou Vissétogbé, le Comité Permanent du Bureau Politique du GSR a dressé un bilan sans concession de six années de collaboration (2020-2026) au sein de la mouvance de l'opposition. Le verdict est sans appel : le GSR s'en va.Une collaboration sous le signe du « mépris »Pour les responsables du GSR, l’unité de façade de l’opposition cachait une réalité beaucoup plus sombre. Le communiqué publié à l’issue de la réunion de Za-Kpota énumère une série de griefs qui pointent directement la gestion du parti Les Démocrates, acteur dominant du regroupement.Le GSR dénonce notamment :Un déficit de démocratie interne : L'absence quasi totale de réunions stratégiques et l'exclusion des autres partis des commissions de dépouillement des candidatures.Une opacité financière : Le parti pointe l'absence de reddition de comptes concernant l'aide des partenaires financiers.Des violations textuelles : Le non-respect systématique des statuts régissant le Front pour la Restauration de la Démocratie (FRD).L’accord de la discordeLe point de rupture semble avoir été atteint sur le terrain électoral. Alors que les élections générales de 2026 approchent à grands pas, le GSR accuse le « chef de file de l’opposition » d'avoir refusé de signer un accord de législature, malgré une collaboration active depuis 2020.« Face à ce marché de dupe, le GSR a décidé de reprendre son destin politique en main », martèle le communiqué.Le parti fustige également les « guéguerres internes » et les manœuvres de division qui auraient paralysé la vie du cadre de concertation, rendant toute cohésion impossible.Quelle suite pour le GSR ?Si le retrait est effectif depuis ce samedi 21 février, le GSR ne compte pas pour autant renoncer à ses idéaux. Le parti a tenu à préciser qu'il reste attaché aux principes fondamentaux qui ont motivé son engagement initial :La défense de l’intérêt général.La promotion de la bonne gouvernance.La justice et la sauvegarde de la démocratie.En quittant ce qu'il considère désormais comme un carcan, le GSR se positionne comme un électron libre, prêt à défendre sa propre vision à l'approche des échéances cruciales de 2026. La question reste désormais de savoir si ce départ sera suivi par d'autres formations frustrées par le leadership actuel de l'opposition.

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