vendredi 05 juin 2026
Cotonou 28°C
Suivez-nous :
ALERTE NEWS

Les Scoops du Jour

L'information pour tous

Les Scoops du Jour

Rechercher dans Journal Bénin

Conseil des Ministres : La subvention des intrants agricoles pour amortir le renchérissement des prix sur le marché actée

Le Conseil des Ministres de ce mercredi 3 juin 2026, présidé par le Chef de...

Non classé • 1 jour ago

Diplomatie régionale : Le Président Romuald Wadagni en offensive de charme à Ouagadougou

Après une étape nigérienne fructueuse, le chef de l’État béninois, S.E.M. Romuald Wadagni, a posé...

Non classé • 2 jours ago

Diplomatie : Le président Wadagni engage un virage pragmatique pour réconcilier le Bénin et le Niger

Sous l’impulsion du président Romuald Wadagni, une nouvelle ère semble s’ouvrir dans les relations entre...

Non classé • 2 jours ago

Tragédie de la route à Allada : un accident mortel relance l’appel à la vigilance

Un tragique accident de la circulation a endeuillé la ville d’Allada ce mardi matin, 02...

Non classé • 3 jours ago

Sécurité et bien-être des enfants : Le ministre Djibril MAMA CISSE MOUSSA renforce le partenariat avec l’UNICEF

Le ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de l’Intérieur et de la...

Non classé • 3 jours ago

Niger-Bénin : La diplomatie des accusations au péril de la sécurité régionale

Publicité

L’odeur de la poudre n’a pas encore quitté les pistes de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey que, déjà, les salves verbales prennent le relais. Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, la capitale nigérienne a tremblé. Si l’armée a annoncé avoir neutralisé plusieurs assaillants, l’onde de choc, elle, a traversé la frontière pour frapper de plein fouet les relations déjà moribondes entre le Niger et le Bénin.
Le spectre du « complot extérieur »

Publicité
À peine les débris déblayés, le général Abdourahamane Tiani a repris son habit de tribun de la souveraineté. Sans attendre les conclusions d’une enquête balistique ou technique, le chef de la transition a pointé un doigt accusateur vers Porto-Novo. Pour la junte, ce n'est pas une faille de son propre dispositif qui est en cause, mais une main invisible dirigée par Patrice Talon.
Cette rhétorique du « complot permanent » rappelle étrangement les tensions de décembre 2025, lorsque le Bénin, à son tour, accusait ses voisins après des incursions armées sur son sol. Ce jeu de miroir dangereux transforme chaque drame sécuritaire en un argument politique, plongeant les deux nations dans une spirale de méfiance que rien ne semble pouvoir arrêter.
L’uranium, le nerf de la guerre
Publicité

Pourtant, derrière les accusations contre le voisin béninois, se cachent des enjeux bien plus matériels. L’attaque de l’aéroport n’est pas anodine : elle s’est produite à proximité immédiate des stocks d’uranium convoités par le pouvoir nigérien, en plein divorce avec le géant français Orano.
En accusant des « valets locaux » de l’Occident, la junte fait d’une pierre deux coups : elle justifie sa mainmise sur les ressources naturelles et tente d'étouffer les critiques d'une population nigérienne de plus en plus inquiète pour sa propre sécurité. Car, sur le terrain, les experts sont formels : le mode opératoire rappelle les assauts djihadistes observés au Mali ou au Burkina Faso. L'ennemi serait donc à l'intérieur des terres sahéliennes, et non tapi dans les bureaux de Cotonou.
Publicité
À qui profite ce chaos ?
Dans cette atmosphère électrique, la question fondamentale demeure : à qui profite ce climat de belligérance ?
D’un côté, les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES) consolident leur assise populaire en agitant le drapeau du nationalisme face à un ennemi imaginaire. De l’autre, le gouvernement béninois se retrouve contraint de durcir sa posture pour ne pas paraître vulnérable, quitte à sacrifier des échanges commerciaux vitaux.
Publicité

Mais le véritable vainqueur de cette « guéguerre » ne porte ni uniforme, ni costume de président. Ce sont les groupes terroristes. En brisant la coopération militaire et le partage de renseignements entre Niamey et Cotonou, ces mouvements profitent d'un corridor de non-droit où les armées nationales, au lieu de s'allier, s'observent avec suspicion par-dessus leurs frontières fermées.
En s'obstinant dans la voie de l'accusation sans preuve, le général Tiani prend le risque du discrédit international, laissant une capitale comme Niamey exposée à de nouveaux assauts, tandis que l’unité ouest-africaine vole en éclats.

Publicité

Partager cet article

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié.
Contactez-nous sur WhatsApp
Ouvrir une conversation WhatsApp
Chargement en cours