Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert une procédure criminelle à l'encontre de deux ressortissants italiens, appréhendés à l'aéroport international Bernardin Gantin en possession d'une importante cargaison de produits prohibés. Le duo, composé d'un homme et d'une femme, a été maintenu en détention provisoire à l'issue d'une audience correctionnelle mouvementée le jeudi 16 avril 2026.L'affaire a débuté lors d'un contrôle de routine au principal point d'entrée aérien du Bénin, où les services de sécurité ont mis la main sur 6 kilogrammes de substances illicites dissimulés dans les effets personnels des suspects. Devant les magistrats, la stratégie de défense des prévenus s'est heurtée au scepticisme de la Cour. Le premier, se revendiquant artiste plasticien en mission professionnelle, nie toute implication. Sa compagne de box, une commerçante, a tenté de requalifier la marchandise saisie en simples « plantes médicinales », une version balayée par les analyses techniques qui confirment la nature stupéfiante des produits.L'instruction a mis en lumière des zones d'ombre inquiétantes, notamment la fréquence des déplacements de l'accusée entre l'Europe et l'Afrique de l'Ouest. Le versement d'une somme de 2 000 euros, reçu par cette dernière après un précédent transit, alimente les soupçons de réseau de trafic international de drogues à haut risque organisée.Malgré une défaillance physique de la prévenue durant les débats, le ministère public a maintenu ses réquisitions de placement sous mandat de dépôt. Les juges, estimant les justifications actuelles peu crédibles, ont ordonné le maintien des deux expatriés derrière les barreaux. Le rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 11 juin 2026, date à laquelle les deux prévenus devront fournir des preuves tangibles pour contester les lourdes charges qui pèsent sur eux.
Narcotrafic : deux Italiens dans les filets de la CRIET à Cotonou



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