Le Parlement ghanéen a validé cette semaine un texte législatif durcissant considérablement les sanctions à l'encontre de la communauté LGBT+. Cette nouvelle mouture prévoit des peines de prison pouvant atteindre trois ans pour les personnes entretenant des relations de même sexe, et jusqu'à cinq ans pour quiconque soutient ou finance leurs activités. Si le projet initial avait déjà été voté au début de l'année 2024, le refus de l'ancien président Nana Akufo-Addo de le promulguer avant la fin de son mandat en janvier 2025 avait temporairement gelé le processus, obligeant les députés à reprendre les débats législatifs à zéro.Afin de faciliter son adoption, les parlementaires ont toutefois intégré quelques assouplissements notables au texte d'origine pour protéger certains corps de métiers. Désormais, les professionnels de la santé, les journalistes et les avocats pourront respectivement soigner, informer ou défendre les personnes concernées sans craindre de poursuites judiciaires pour complicité ou promotion. Malgré ces aménagements techniques, les organisations de défense des droits humains maintiennent une opposition ferme, fustigeant une loi qu'elles considèrent comme une violation flagrante des libertés fondamentales et de la dignité humaine.L'avenir de cette législation repose à présent entre les mains du nouveau chef de l'État, John Mahama. Contrairement à son prédécesseur, l'actuel président a déjà manifesté son approbation politique vis-à-vis de ces mesures restrictives, rendant sa signature hautement probable. La promulgation définitive de ce texte, qui fait écho aux orientations politiques déjà prises par le Sénégal, menace d'accentuer les tensions diplomatiques du Ghana avec ses partenaires internationaux, tout en fracturant profondément la société civile locale.
Loi anti-LGBT+: le Ghana franchit un pas décisif vers la criminalisation des minorités sexuelles



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