La haute juridiction entérine la domination de l’UPR et du BR
La Cour constitutionnelle a rendu son verdict ce 19 janvier 2026 : les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome (CENA) à l’issue du scrutin législatif du 11 janvier sont désormais définitifs. Par cette décision, la haute juridiction met un terme au processus électoral et confirme la configuration de la 10e législature, composée de 109 députés.
Sans surprise, seuls l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR), les deux grandes formations de la mouvance présidentielle, ont franchi les seuils requis pour l’attribution des sièges. La Cour consacre ainsi leur nette domination sur l’échiquier parlementaire.
Les partis d’opposition sortis du jeuLes autres partis en lice, notamment Les Démocrates et la Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), ainsi que Moele-Bénin, bien que crédités de scores non négligeables au plan national, n’ont pas atteint les 20 % exigés dans les circonscriptions électorales. Conséquence : ils demeurent exclus de la représentation parlementaire.
Cette absence marque un tournant majeur, puisque les principales forces d’opposition se retrouvent écartées de l’Assemblée nationale, privant le débat parlementaire d’une diversité politique attendue par une partie de l’opinion.
Une majorité incontestable mais des interrogations persistantes
La validation des résultats par la Cour constitutionnelle confère une base juridique incontestable à la nouvelle majorité parlementaire dominée par l’UPR et le BR. Toutefois, cette configuration ravive les interrogations sur le pluralisme politique et la représentativité de l’Assemblée.
De nombreuses voix s’élèvent déjà pour dénoncer les effets du code électoral actuel, accusé de favoriser une concentration du pouvoir législatif entre les mains de quelques partis, au détriment de la diversité démocratique.





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