Le militant panafricaniste Kémi Séba a comparu ce lundi 11 mai 2026 devant le tribunal de Pretoria, mais la justice sud-africaine a choisi de reporter sa décision concernant sa demande de remise en liberté sous caution. Détenu depuis près d’un mois, le président de l’ONG Urgences Panafricanistes reste confronté à de lourdes accusations, notamment celles de blanchiment de capitaux et d’apologie du terrorisme, liées à ses prises de position après les événements du 7 décembre 2025 au Bénin. Ses avocats contestent ces charges, tandis que l’intéressé continue de dénoncer ce qu’il considère comme une manœuvre politique orchestrée contre lui.
Le délibéré, désormais fixé au 19 mai, s’annonce crucial. La juridiction devra se prononcer sur les arguments du parquet, qui évoque un risque de fuite, et sur les garanties avancées par la défense. En parallèle, les autorités béninoises poursuivent leurs démarches pour obtenir son extradition, renforçant la dimension diplomatique d’un dossier suivi de près à la fois en Afrique du Sud et au Bénin. Dans l’attente, Kémi Séba affiche une sérénité revendiquée, tout en accusant le pouvoir béninois d’agir en coulisses pour empêcher sa libération.




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