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CRIET : Ouverture du procès lié à la tentative de putsch du 7 décembre

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Le mardi 3 février 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a entamé l’examen du dossier concernant quatre personnes arrêtées après l’échec du coup de force du 7 décembre 2025. Les audiences ont permis de dévoiler les circonstances de leur implication, entre publications sur les réseaux sociaux et échanges directs avec le principal instigateur de la tentative.

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Le ministère public reproche aux prévenus des faits graves, allant de la glorification d’actes portant atteinte à la sûreté nationale à l’incitation à la rébellion. Chacun a été invité à s’expliquer devant les juges sur ses attitudes et déclarations dans les heures qui ont suivi l’événement.

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Parmi eux, un citoyen est poursuivi pour avoir salué l’action des militaires en les présentant comme des « libérateurs ». Face au tribunal, il a cherché à relativiser ses propos, affirmant qu’il voulait surtout interpeller les autorités sur la nécessité de réformes politiques.

Un autre accusé, originaire de Matéri et proche d’enfance du chef des putschistes Pascal Tigri, a reconnu avoir pris contact avec lui le jour du soulèvement. Selon ses dires, Tigri lui aurait confirmé l’avancée du coup et demandé de mobiliser des soutiens. La diffusion de cette information dans son entourage a rapidement attiré l’attention des forces de sécurité.

Le procès a également mis en cause un agent des douanes, accusé d’avoir utilisé le téléphone de l’ami de Tigri pour échanger avec le lieutenant-colonel impliqué. L’intéressé affirme n’avoir jamais donné suite aux sollicitations reçues, tout en contestant l’accusation d’abandon de poste. Il devra produire des preuves de son repos réglementaire lors de la prochaine audience.

Enfin, un instituteur retraité, membre du Parti communiste du Bénin, est poursuivi pour sa participation à une marche organisée à Akpro-Missérété. Les slogans entendus lors de cette manifestation ont été interprétés par la Cour comme un soutien aux putschistes. Le prévenu, lui, soutient qu’il s’agissait d’une commémoration de la date du 11 décembre, symbole de la démocratie béninoise, et d’une dénonciation de l’intervention de forces étrangères. Sa demande de liberté provisoire a été rejetée par le parquet, qui redoute une coordination entre les mis en cause.

Le procès, qui suscite une forte attention, a été ajourné au 17 mars 2026 pour la suite des débats

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