Investi le 24 mai 2026 à la tête de l'État, le président Romuald Wadagni n'a pas tardé à imprimer sa propre marque et à tracer une ligne de démarcation nette avec la gouvernance de son prédécesseur. À l'occasion du tout premier Conseil des ministres qu'il a présidé ce jour, le nouveau chef de l'exécutif a immédiatement sorti la carte de la rupture en bousculant les habitudes institutionnelles solidement ancrées sous Patrice Talon. Romuald Wadagni a clairement fait savoir qu'il ne comptait pas perdre de temps dans des automatismes d'un autre temps, instaurant d'entrée de jeu une nouvelle dynamique au sommet de l'État pour marquer la fin de l'omniprésence présidentielle quotidienne.La traduction concrète de cette volonté de changement s'est manifestée par une réforme majeure du calendrier gouvernemental, rompant définitivement avec le rythme effréné des consultations hebdomadaires. Le nouveau président a en effet préféré adopter un format mensuel, décrétant que le Conseil des ministres se tiendra désormais exclusivement tous les premiers mercredis du mois. Par cette décision forte et hautement symbolique, Romuald Wadagni s'éloigne des schémas directeurs du talonisme pour imposer sa vision d'une gestion publique rationalisée, où l'action sur le terrain prend le pas sur la grand-messe politique hebdomadaire.Au-delà de cette réorganisation technique de l'agenda gouvernemental, c'est un véritable signal d'apaisement et de renouveau que le peuple béninois appelle désormais de ses vœux pour la suite du mandat. Les observateurs de la vie publique espèrent vivement que le président Wadagni appliquera cette même logique de rupture sur le plan politique afin de panser les plaies du passé, notamment en libérant les détenus politiques et en restaurant un climat de paix et de confiance mutuelle au sein de la classe politique. Ce virage attendu marquerait un contre-pied salutaire face à la politique qualifiée de ruse et de rage par les critiques de l'ancien régime, ouvrant ainsi la voie à une ère de réconciliation nationale.
Bénin : Romuald Wadagni acte la rupture avec l’ère Talon dès son premier Conseil des ministres


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