Dans un consensus politique inédit, les élus de la nation ont entériné, ce vendredi, le démantèlement momentané de l'autorité organisatrice des élections. Ce virage législatif, justifié par l'absence de compétitions électorales à court terme, marque une étape majeure dans la réorganisation institutionnelle du pays.
La représentation nationale a voté, sans opposition, la loi n°2026-14, provoquant ainsi l'effacement immédiat de l'institution électorale telle qu'elle existait jusqu'ici. Ce cadre juridique impose désormais la gestion des actifs de l'organisme par le pouvoir exécutif, via un décret pris en Conseil des ministres, tout en garantissant le reclassement des fonctionnaires au sein de la sphère administrative. Cette mesure radicale intervient à la veille du terme officiel de la mission des commissaires en fonction.Le texte, porté par le parlementaire Augustin Ahouanvoebla et examiné sous l'égide du président de l'hémicycle Joseph Djogbenou en présence du garde des Sceaux Yvon Détchénou, s'inscrit dans une logique de gestion optimisée des deniers de l'État. Avec l'harmonisation des mandats politiques fixée désormais à sept ans, le paysage électoral béninois demeure figé jusqu'en 2031. Cette période de transition sera mise à profit pour repenser intégralement l'architecture et la composition future de l'instance chargée de la gouvernance électorale.




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