Face à la déferlante de rumeurs qui agite la toile depuis l’interpellation de Kemi Seba en Afrique du Sud le 15 avril dernier, les autorités nigériennes ont décidé de clarifier la situation. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, le Niger assure que le statut diplomatique de l’activiste reste inchangé et pleinement reconnu par l'État.
Une authentification officielle du document
Alors que de nombreuses publications sur les réseaux sociaux faisaient état d’une révocation de ses titres de voyage par Niamey, Bakary Yaou Sangaré, chef de la diplomatie nigérienne, a apporté un démenti catégorique lors d’un entretien accordé à l’organe Vox Africa. Le ministre a confirmé que les services de sécurité sud-africains avaient officiellement pris contact avec ses services afin de vérifier la légalité des pièces d'identité présentées par l'activiste au moment de son arrestation.Le représentant du gouvernement nigérien a été on ne peut plus clair sur l'issue de cet échange, précisant que les autorités ont procédé à une authentification positive du document. Il a martelé que ce passeport diplomatique a été délivré de manière parfaitement régulière et qu'il demeure, à ce jour, tout à fait valide.
Vers une résolution administrativeSelon les précisions fournies par Niamey, l’arrestation du leader panafricaniste ne relèverait pas d'une crise politique majeure ou d'une demande de coopération judiciaire internationale, mais plutôt d'un litige migratoire de droit commun. Kemi Seba serait en réalité inquiété pour un dépassement de la durée légale de son séjour sur le territoire sud-africain, transformant ainsi cette affaire en un simple différend lié à la validité de son visa.À l'heure actuelle, le Niger n'a engagé aucune procédure d'annulation de ses documents de voyage et aucune requête officielle en vue d'une extradition n'est à l'ordre du jour. Cette mise au point de Niamey vient couper court aux spéculations sur un éventuel lâchage de l'activiste par ses soutiens régionaux, tout en replaçant l'incident sur un terrain strictement administratif.





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