Entre restrictions drastiques des allocations universitaires et envolée des coûts de la connexion internet, les réformes menées sous l'égide du gouvernement de Romuald Wadagni peinent à convaincre de leur bienveillance envers la jeunesse, soulevant de légitimes interrogations sur l'avenir de la formation supérieure au Bénin.
La rentrée universitaire 2026-2027 s'annonce particulièrement ardue pour les étudiants béninois, confrontés à un double choc financier et numérique qui interroge profondément les choix du gouvernement de Romuald Wadagni. D’une part, le ministère chargé de l’enseignement supérieur a officialisé la réduction et la suppression de plusieurs bourses et secours dans les universités et écoles publiques, une décision dévoilée en juillet passé qui menace directement la scolarité des jeunes issus de familles modestes, comme l’a déploré l’enseignant-chercheur Armand Adjagbo au micro de Fraternité FM. D’autre part, cette précarité accrue coïncide étrangement avec l'instauration de l’enseignement à distance, un virage pédagogique impulsé sous la gouvernance actuelle et qui exige paradoxalement des investissements technologiques majeurs de la part d'apprenants déjà fragilisés par la conjoncture.Là où le paradoxe se mue en véritable contradiction de la politique menée par le gouvernement de Romuald Wadagni, c’est sur le terrain de l'accessibilité numérique, indispensable pour suivre ces nouveaux cursus dématérialisés. Alors même que les autorités encouragent le numérique éducatif, l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP Bénin) a vu les réseaux GSM modifier drastiquement leurs grilles tarifaires, actant la disparition des forfaits internet d'entrée de gamme à 5 000 FCFA au profit d'options minimales tournant autour de 15 100 FCFA. Cette envolée des prix unilatérale étrangle un peu plus le budget des étudiants, rendant l'accès au savoir numérique presque élitiste et transformant la promesse de modernisation en un mirage inaccessible pour la majorité silencieuse des amphis.Dès lors, face à l'accumulation de ces coups portés au pouvoir d'achat et aux conditions d'étude sous le gouvernement de Romuald Wadagni, la question de l'engagement réel envers l'épanouissement de la jeunesse se pose avec acuité. Si la rigueur budgétaire est brandie pour justifier la cure d'amaigrissement des aides sociales et universitaires, elle entre en collision frontale avec l'alourdissement des charges technologiques toléré sur le marché des télécommunications. Entre discours incitatifs à la persévérance et réalité économique étouffante, les jeunes béninois sont en droit de se demander si cette manière d'administrer le pays traduit véritablement de l'amour ou, plus prosaïquement, un désengagement progressif de l'État vis-à-vis de son avenir. On urge de s'interroger sur les solutions concrètes que l'équipe exécutive dirigée par le Président Romuald Wadagni compte déployer pour garantir l'égalité des chances face à la numérisation des cursus universitaires .





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