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Succession politique au Bénin: Entre fidélité, calcul et zones d’ombre

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Succession politique au Bénin:Entre fidélité, calcul et zones d’ombre
À l’approche de la présidentielle de 2026, le président Patrice Talon semble avoir désigné son successeur : son ministre des Finances, bras droit réputé pour sa rigueur budgétaire et sa loyauté. Ce choix, loin d’être anodin, s’inscrit dans une logique de continuité maîtrisée, où les partis de la mouvance présidentielle se sont rapidement alignés, confirmant une discipline politique presque militaire autour de la volonté du chef.

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Une succession verrouillée
La désignation d’un dauphin par le président en exercice, surtout lorsqu’il s’agit d’un proche collaborateur, soulève des interrogations sur la nature du pouvoir en place. Est-ce une volonté de préserver les acquis d’un régime ou une stratégie pour éviter que certaines zones d’ombre ne soient exposées ? Le fait que les partis de la majorité se soient pliés sans débat à cette orientation renforce l’idée d’un système verrouillé, où le jeu démocratique semble réduit à une formalité.
Des erreurs sans visage
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Lors de son discours à la fête de l’indépendance, Patrice Talon a reconnu avoir commis des erreurs et a demandé pardon au peuple. Un geste rare, certes, mais qui laisse un goût d’inachevé : aucune précision n’a été donnée sur la nature de ces erreurs. Or, toute erreur politique a un coût financier, social, institutionnel. Sans transparence, il devient impossible d’évaluer les dégâts ou d’en tirer des leçons.
Des dossiers sensibles
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Plusieurs affaires non élucidées alimentent les soupçons : la location de véhicules pour l’administration publique, la non-publication des salaires des membres du gouvernement, y compris celui du chef de l’État. Ces zones floues pourraient bien être les « erreurs » évoquées, mais jamais nommées. Et si le dauphin désigné avait pour mission implicite de préserver ces silences, de garantir une transition sans turbulences, et surtout, d’assurer à son mentor un après-pouvoir paisible ?
Une démocratie sous contrôle?
Ce scénario soulève une question fondamentale : la démocratie béninoise est-elle en train de se transformer en une gouvernance d’héritage, où la loyauté prime sur la légitimité populaire ? Si le successeur est choisi non par les urnes mais par le président sortant, et si les partis se contentent d’acquiescer, alors le processus électoral risque de perdre sa substance.
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La rédaction

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