Depuis le 23 décembre 2025, un fait inhabituel attire l’attention de l’opinion publique : sur instruction transmise par le responsable de la sécurité de l’ancien président Boni Yayi, les responsables de la garde républicaine ont demandé aux gardes du corps de l’ex-chef de l’État de rejoindre leur base pour un contrôle. Cette décision est intervenue alors que Boni Yayi séjournait dans le Nord du Bénin. Plus d’une semaine après, ses gardes ne sont toujours pas revenus à ses côtés.
Ce retrait prolongé suscite interrogations et inquiétudes. Pour beaucoup, il traduit une relation toujours complexe entre l’actuel président Patrice Talon et son prédécesseur. Les observateurs rappellent qu’il y a quelques années, Boni Yayi avait été assigné à résidence, un épisode qui avait marqué les esprits et révélé la profondeur des divergences entre les deux hommes.
Aujourd’hui, alors que Boni Yayi est pressenti pour siéger au Sénat, la question se pose : pourra-t-il exercer sereinement ses fonctions dans un climat où la méfiance semble persister ? Et surtout, pourra-t-il collaborer avec Patrice Talon dans l’intérêt des institutions et du pays ?
Au-delà du cas personnel de l’ancien président, cette situation relance le débat sur la place des anciens chefs d’État dans la vie politique nationale et sur la nécessité de garantir leur sécurité et leur liberté de mouvement. Dans un contexte où le Bénin cherche à consolider ses institutions démocratiques, l’affaire des gardes du corps de Boni Yayi apparaît comme un test grandeur nature de la capacité du pouvoir à dépasser les rancunes du passé pour construire un avenir apaisé.





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