À la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre, la justice béninoise intensifie ses investigations. La conjointe de l’activiste panafricaniste Kemi Seba a été placée en garde à vue le 20 décembre par la Brigade économique et financière (BEF), dans le cadre des recherches visant à établir les responsabilités.
La garde à vue de l’épouse de Kemi Seba intervient dans un climat de tension politique et sécuritaire. Selon des sources proches du dossier, cette mesure vise à recueillir des éléments complémentaires dans l’enquête ouverte après l’échec du putsch.
Le 12 décembre, un mandat d’arrêt international a été lancé contre Kemi Seba lui-même, accusé d’« apologie de crimes contre la sûreté de l’État » et d’« incitation à la rébellion ». Dans une vidéo diffusée le jour de la tentative de renversement, l’activiste avait salué ce qu’il qualifiait de « libération », des propos jugés par la justice comme une légitimation de l’acte.
Parallèlement, plusieurs personnalités civiles et militaires soupçonnées d’avoir participé ou soutenu le mouvement ont été interpellées ou sont activement recherchées. Parmi eux figurent des militaires mutins, des proches de l’activiste, ainsi que des opposants politiques visés par des mandats d’arrêt.
Les autorités béninoises affirment que ces actions sont indispensables pour « faire toute la lumière » sur les responsabilités dans cette crise. Mais des voix s’élèvent, au niveau national comme international, pour appeler au respect strict des procédures judiciaires et à un traitement équitable de toutes les personnes concernées.
Cette affaire, qui mêle enjeux sécuritaires et libertés publiques, illustre la complexité des équilibres politiques au Bénin, où la lutte contre les menaces à la sûreté de l’État se confronte aux exigences de transparence et de justice impartiale.





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