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L’« Accrochage au Pouvoir » : L’Afrique à la Recherche d’une Nouvelle « Option Magique » de Développement ?

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Une Absence d'Alternance qui Questionne
L'Afrique est à un carrefour politique. Alors que le continent est souvent salué pour son dynamisme démographique et économique, une ombre persistante plane sur la vitalité de ses institutions : l'absence d'alternance politique. Le phénomène, qui n'est pas nouveau, semble prendre une ampleur et une audace renouvelées, faisant du maintien au pouvoir un objectif suprême, souvent au détriment des principes démocratiques.

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Dans plusieurs nations africaines, l'exercice de la fonction présidentielle s'apparente de plus en plus à un bail à durée indéterminée. Les chefs d'État en place semblent posséder une "option magique" leur permettant de déjouer les mécanismes constitutionnels censés garantir le renouvellement des élites. Peu importe les pressions internes ou les critiques externes, le moyen est trouvé pour se faire réélire, et ce, quel qu'en soit le prix social et politique.
Des Exemples Frappants et Contagieux
Des pays comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou la Tanzanie sont souvent cités comme des exemples emblématiques de cette tendance. Dans ces nations, des révisions constitutionnelles, des interprétations audacieuses des lois fondamentales ou des élections controversées ont permis aux dirigeants de prolonger significativement leur règne, dépassant largement les limites initiales.
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Le plus inquiétant est l'effet de contagion que ces situations semblent produire. D'autres pays, observant le succès apparent de cette stratégie de « verrouillage » du pouvoir, s'inspirent déjà de ces expériences. Des projets de révision de constitution sont en gestation ou déjà en cours d'exécution, visant explicitement à faire « sauter les verrous » du nombre de mandats ou de l'âge limite, afin d'assurer l'exécution des plans personnels de maintien en fonction.
Un Vœu de Développement Face au Réalisme

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Les partisans de cette longévité au sommet argumentent souvent que la stabilité et la continuité sont des facteurs essentiels pour l'exécution des grands projets de développement et l'atteinte de la croissance économique. Seul un leader expérimenté, dont la vision est ininterrompue par l'alternance, pourrait garantir la prospérité de la nation.
C'est dans ce contexte que réside la principale interrogation de cet « accrochage au pouvoir » : cet entêtement à rester aux commandes impactera-t-il véritablement le développement de ces pays ?

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L'espoir est palpable. Les citoyens, confrontés à cette réalité politique, ne peuvent qu'espérer que l'énergie, les ressources et l'ingéniosité déployées pour se maintenir au pouvoir soient véritablement investies dans des politiques publiques efficaces, l'amélioration des infrastructures, l'éducation, la santé et la création d'emplois durables.
Cependant, l'Histoire politique démontre souvent que l'absence de réelle compétition et de reddition des comptes (qui sont les moteurs de l'alternance) peut, à terme, engendrer la stagnation, la corruption et la détérioration de la gouvernance.
L'Afrique est en train d'expérimenter une voie où la longévité présidentielle est érigée en prérequis du développement. Si l'« accrochage au pouvoir » devient la nouvelle norme, il sera crucial d'évaluer, dans les années à venir, si cette « option magique » aura tenu ses promesses de prospérité, ou si elle aura simplement freiné l'élan démocratique et le véritable potentiel de développement du continent. Le verdict de l'histoire et des chiffres économiques sera sans appel.

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