Dans une décision rendue ce lundi 6 juillet 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné la journaliste Angela Kpeidja à deux ans de prison, dont 12 mois ferme. Cette sentence fait suite à des poursuites engagées pour des publications en ligne liées à la tentative de coup d’État survenue en décembre dernier.
Ce lundi 6 juillet 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict dans le dossier opposant le ministère public à la journaliste Angela Kpeidja. Au terme de l'audience, la juridiction spéciale a condamné cette figure médiatique à une peine de deux ans de prison, dont 12 mois fermes. Cette décision judiciaire clôt une procédure qui avait suscité de vives attentions au sein de la presse nationale, marquant une nouvelle étape dans la gestion des dossiers sensibles liés aux infractions commises par le biais des outils numériques.Le contexte de cette affaire est intimement lié à la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre 2025, un épisode de haute tension pour la stabilité institutionnelle du Bénin. Dans les jours ayant suivi ces événements, Angela Kpeidja avait relayé des publications sur son compte Facebook, analysées par les autorités judiciaires comme étant problématiques. La justice a retenu contre elle le chef d’accusation de « harcèlement par le biais d’une communication électronique », estimant que ses propos outrepassaient le cadre légal de l’information et de l’expression citoyenne dans un contexte de crise sécuritaire.Si le parquet a maintenu ses réquisitions, soulignant la gravité des faits au regard du climat de tension post-putsch, la défense a pour sa part tenté de faire valoir l'engagement journalistique de l'accusée. Ce verdict soulève, une fois de plus, la question des limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux lorsqu’ils sont confrontés aux impératifs de sécurité nationale. Avec cette condamnation, la CRIET confirme sa ligne de fermeté concernant les contenus diffusés en ligne, en particulier lorsqu'ils interfèrent avec des sujets aussi délicats que les tentatives de déstabilisation de l'État.



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