Le gouvernement burkinabè affirme avoir mis en échec, le 3 janvier 2026, une opération visant à semer le chaos au sommet de l’État. Exilé au Togo, l’ancien président de transition Paul-Henri Sandaogo Damiba est désigné comme le cerveau présumé de ce complot, qui aurait planifié des assassinats ciblés, dont celui du capitaine Ibrahim Traoré.
Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé que les services de renseignement et les forces de défense ont neutralisé une tentative de déstabilisation orchestrée depuis l’étranger. Selon lui, les commanditaires avaient prévu des attaques ciblées contre plusieurs personnalités, dont le chef de l’État, capitaine Ibrahim Traoré.
Damiba pointé du doigt
Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de transition renversé en septembre 2022 et actuellement en exil au Togo, est accusé d’avoir dirigé l’opération. Les autorités burkinabè le présentent comme le principal instigateur, mobilisant des réseaux et des complices pour tenter de reprendre pied dans le pays.
Le gouvernement assure que la vigilance des forces de sécurité a permis de « préserver la stabilité nationale » et réaffirme sa détermination à protéger les institutions. Mahamadou Sana a insisté sur la nécessité de rester uni face aux menaces internes et externes, appelant la population à « ne pas céder à la peur ». Cette annonce intervient dans un climat marqué par la lutte contre le terrorisme et les tensions politiques héritées des précédents coups d’État. La figure de Damiba, déjà contestée pour sa gestion de la transition, continue de susciter des polémiques, tandis que le pouvoir actuel cherche à consolider son autorité.





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