Face à l’appauvrissement alarmant des terres agricoles, une technique émergente attire l’attention au Kenya : le lombricompostage. Selon un rapport de la Fondation Heinrich Boell publié en 2025, près de 75 % des sols du pays souffrent d’une baisse critique de carbone organique. À Kiambu, une petite unité de production montre qu’une alternative durable est possible grâce à l’action de vers spécialisés.
Une méthode naturelle aux résultats probants
Dans cette installation, les déchets agricoles et les excréments d’animaux sont transformés par des vers rouges en un compost riche, équilibré et exempt de pathogènes. Ces organismes, véritables « ingénieurs du sol », dévorent la matière organique, aèrent les lits de compostage et produisent un fertilisant qui redonne vitalité aux terres.
L’initiative de George Muturi
À l’origine de cette expérience, George Muturi, qui a lancé ses premiers essais en 2018. Son objectif : convertir les résidus agricoles en un engrais organique accessible et efficace. « Le lombricompostage, c’est simplement utiliser les vers pour transformer n’importe quel déchet organique en un fertilisant naturel », explique-t-il.
Un espoir pour l’agriculture kenyane
Alors que la dégradation des sols menace la sécurité alimentaire, cette formule apparaît comme une piste prometteuse pour restaurer la fertilité des terres. L’initiative de Kiambu illustre comment des solutions locales, simples et écologiques peuvent répondre à un défi national.





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