Ce mardi à Pretoria, la justice sud-africaine a infligé un sérieux revers à Kemi Séba en rejetant l'exception d'immunités diplomatiques invoquée par son conseil. Ses avocats tentaient de faire valoir des missions officielles menées sous la bannière des institutions nigériennes pour le soustraire aux poursuites locales. Néanmoins, les magistrats ont jugé insuffisantes et non fondées les pièces justificatives attestant d'une accréditation officielle en tant qu'émissaire de l'État du Niger sur le sol sud-africain, fissurant net la stratégie de défense déployée jusqu'alors. En conséquence de cette décision, l'opposant et influenceur demeure incarcéré, tandis que la juridiction a repoussé au 20 novembre prochain l'examen définitif de la requête en transfèrement formulée par Cotonou.Cette évolution processuelle relance avec acuité la question des projections sur cette procédure et ravit le débat sur le sort immédiat de l'activiste. Alors que le dossier sur le fond a été renvoyé à la fin du mois de novembre, la menace d'un renvoi sous bonne garde vers sa terre natale se précise pour l'intéressé, bien que ses partisans misent sur de nouveaux rebondissements juridiques. Dès lors, le sort du contestataire panafricain est-il irrémédiablement scellé ? Si la fragilisation de son parapluie diplomatique amoindrit considérablement ses marges de manœuvre face à la justice sud-africaine, l'ultime décision des juges de Pretoria restera suspendue aux plaidoiries décisives attendues lors de la prochaine audience.




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