Réunie en session d'urgence à Cotonou ce vendredi 6 mars 2026, la direction nationale du principal mouvement d'opposition a choisi la fermeté pour colmater les brèches qui menacent l'unité du parti. Le premier acte fort de ce rassemblement concerne le refus catégorique de laisser partir Thomas Boni Yayi, dont la démission pour motifs de santé a été officiellement rejetée. Soucieux de conserver leur figure de proue pour éviter l'effondrement de la structure, les responsables ont immédiatement dépêché une délégation officielle au domicile de l’ancien chef de l’État afin de le convaincre de rester à la barre et d'assurer la continuité de son mandat.Parallèlement à cette volonté de stabilisation au sommet, le parti a durci le ton face aux velléités de ralliement observées au sein de sa base et de ses cadres, s'apparentant à une véritable mutinerie. En réaction au soutien public apporté par certains membres au ticket de la mouvance présidentielle, la coordination a prononcé la suspension immédiate de tous les responsables ayant fait défection sans accord préalable. Cette mesure disciplinaire vise à sanctionner les cadres qui, faute de candidature interne validée pour le scrutin d'avril, ont choisi de se tourner vers le camp adverse, une dérive que le parti tente de stopper net pour maintenir son existence politique.
CRISE INTERNE ET STRATÉGIE ÉLECTORALE: Les Démocrates prennent d’importantes décisions pour sauver leur navire en naufrage


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