Ce lundi 12 octobre 2026, la Cour d'appel de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a été le théâtre d’une vive séquence judiciaire. Condamné cet été à une lourde peine, l’avocat Maître Magloire Yansunu a vu ses conseils batailler ferme pour obtenir son élargissement provisoire, brandissant l'argument impératif de sa santé dégradée.
Une comparution sous le signe de la fragilité
Peu avant 15 heures, l'affaire a été appelée à la barre. C’est un homme visiblement diminué, le visage dissimulé par un masque de protection, qui a fait son entrée. Pour rappel, l'inculpé avait écopé le 13 juillet dernier de sept années de réclusion ferme, assorties d'une sanction pécuniaire dépassant les 28 millions de francs CFA. Face à cette situation, son collège de défense a immédiatement exigé sa libération temporaire afin qu'il puisse urgemment recevoir des soins adaptés.Un front commun pour la préservation de la vie humaine
Fait notable lors de cette audience, le ministère public s'en est remis à la sagesse du président de séance, reconnaissant avec empathie que le bien-être physique de l'auxiliaire de justice primait par-dessus tout.Prenant la relève, Me Cyril Djikui a vivement interpellé la juridiction sur la condition physique alarmante de son confrère :> « Est-il en mesure de déposer devant vous ? Je ne l’ai pas reconnu. Permettez-lui d’aller se soigner et de revenir. »> Dans la même ligne de mire, Me Togbadja a axé sa plaidoirie sur l’énergie indispensable requise pour mener un procès équitable au fond. S'adressant directement au banc des juges, il a lancé :> « Avez-vous vu Me Yansunu le 13 juillet dernier ? Auriez-vous le cœur de le renvoyer en prison ? Il faut qu’il soit dans les conditions pour se battre. »> Interrogé par la cour, l’intéressé a préféré s'en remettre entièrement aux arguments et plaidoyers développés par ses avocats.
Verdict attendu fin octobre
Au terme des débats, la juridiction d'appel a décidé de mettre l'affaire en délibéré. Le dossier a ainsi été renvoyé au 26 octobre 2026, date à laquelle les magistrats statueront officiellement sur la requête d'élargissement pour raisons médicales.





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