L'Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l'unanimité, au cours d'une séance plénière tenue le mardi 20 octobre 2026 à Ouagadougou, le projet de loi portant relecture de la loi numéro 025-2018/AN du 25 mai 2018 portant Code pénal au Burkina Faso. Ce texte majeur, composé de 933 articles, a été vigoureusement défendu devant les parlementaires par le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala, qui a souligné la nécessité d'adapter l'arsenal juridique national aux réalités sécuritaires actuelles.L'innovation centrale de cette révision législative réside dans la réintroduction de la peine de mort pour un certain nombre d'infractions d'une extrême gravité. Alors que le pays fait face à des défis sécuritaires persistants liés à la criminalité transfrontalière et au terrorisme, le gouvernement a inscrit cette disposition dans le but affiché de renforcer la sécurité publique et de dissuader les auteurs d'actes d'atteinte majeure à la sûreté de l'État et à la vie humaine.Dans le détail, les députés réunis en plénière ont approuvé le texte prévoyant le retour de la peine capitale pour les actes de terrorisme, l'espionnage et la trahison. À ces crimes s'ajoutent également des infractions de droit commun particulièrement odieuses ou ayant des répercussions sanitaires et sociales fatales, à savoir le parricide ainsi que l'importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort de personnes.Cette adoption unilatérale et unanime par les 71 parlementaires marque un tournant notable dans la politique criminelle du Burkina Faso. Les autorités estiment que ce nouveau Code pénal dote l'appareil judiciaire des moyens nécessaires pour réprimer avec la plus grande fermeté les nouvelles formes de criminalité qui menacent la stabilité des institutions et la protection des citoyens.
Burkina Faso : l’Assemblée législative réintroduit la peine de mort pour les crimes les plus graves



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