Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont officiellement rompu leurs relations diplomatiques avec l'Ukraine. Cette décision majeure fait suite à des accusations directes portées par ces trois États sahéliens, qui reprochent à Kiev de fournir un appui militaire au Front de libération de l'Azawad (FLA), un groupe armé indépendantiste à dominante touareg. Sur le plan géopolitique, cette escalade diplomatique intervient alors que les gouvernements de transition de la région bénéficient du soutien militaire et logistique de l'Africa Corps, le groupe paramilitaire piloté par Moscou.La décision de ces nations sahéliennes trouve son origine dans de récentes publications sur le réseau social X attribuées à Kyrylo Boudanov, ancien chef du renseignement militaire ukrainien et actuel chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky. Ces messages laissaient clairement entrevoir une implication et une présence active d'agents ukrainiens dans la zone sahélienne. Dans une publication datée du 7 septembre, il affirmait notamment que la direction générale du renseignement protège les intérêts ukrainiens à travers le monde par tous les moyens, mentionnant explicitement leur présence dans les déserts brûlants et les zones polaires.Cette rupture marque un nouveau tournant dans l'internationalisation des conflits au Sahel, où les dynamiques sécuritaires locales se trouvent désormais directement connectées aux rivalités géographiques mondiales, en particulier à l'affrontement entre Kiev et Moscou. En s'alignant plus étroitement avec la Russie à travers l'Africa Corps, Bamako, Niamey et Ouagadougou affichent leur volonté de contrer toute ingérence extérieure perçue comme hostile à leur souveraineté.
Accusations de soutien au terrorisme : le Mali, le Niger et le Burkina Faso coupent leurs liens avec l’Ukraine




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