Le Pérou traverse une nouvelle secousse politique. Mardi 17 février 2026, les parlementaires ont voté la destitution de José Jeri, président par intérim, invoquant son incapacité à exercer ses fonctions. Cette décision accentue l’instabilité institutionnelle qui mine le pays depuis plusieurs années.
Le vote, largement favorable à son départ, a recueilli 75 voix pour, 24 contre et trois abstentions, dépassant le seuil requis. Les élus reprochent à Jeri des pratiques jugées opaques, notamment des rencontres non déclarées avec des investisseurs étrangers et des irrégularités dans la nomination de certains collaborateurs.
Cette éviction s’inscrit dans une série de crises récurrentes au sommet de l’État péruvien. En dix ans, le pays a vu défiler sept chefs d’État, souvent contraints de quitter leurs fonctions sous la pression du Parlement ou à la suite de scandales.
La destitution de José Jeri illustre une fois de plus la fracture persistante entre l’exécutif et le législatif à Lima, plongeant le Pérou dans une nouvelle phase d’incertitude politique.





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