Le basculement politique de la commune de Lalo a franchi une étape décisive ce lundi 16 mars sous l'égide du Préfet Christophe H. Mégbédji, mais dans une atmosphère de fracture manifeste. Suite à l’arbitrage de la Cour suprême qui a redistribué les sièges de l’arrondissement de Gnizounmè en faveur de l’Union Progressiste le Renouveau, l’édile sortant Georges Ekpé, issu du Bloc Républicain, a dû céder son fauteuil à Pélagie Gowui. Si cette passation de charges consacre le retour en force du parti de Joseph Djogbénou, elle s'opère dans un climat de vacance institutionnelle partielle, le poste de deuxième adjoint n'ayant pu être pourvu lors de cette séance d'investiture largement boycotte.
Le spectre de l'ingouvernabilité et de la fronde interne . Loin d'être une simple formalité, cette cérémonie a mis en exergue une crise de légitimité profonde au sein de l'hémicycle local. Le boycott massif orchestré par les conseillers du Bloc Républicain, ralliés par une figure de proue de la majorité, l'ex-maire William Fangbédji, illustre l'ampleur du fossé qui sépare désormais les élus. Cette opposition frontale, doublée d'une grogne interne de certains frondeurs mécontents des arbitrages de leur propre camp, fragilise d'emblée l'autorité de la nouvelle maire. Sans une assise solide et face à des adversaires résolus à ne pas faciliter la gestion communale, la gouvernance de Pélagie Gowui s'annonce comme un véritable défi diplomatique dans un Couffo politiquement incandescent



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