Six anciens membres du parti Les Démocrates, accusés d’avoir fragilisé l’opposition en pleine crise électorale, ont trouvé refuge dans la mouvance présidentielle. Leur ralliement opportuniste leur a valu un siège au Parlement pour la 10ᵉ législature, symbole d’une culture politique où l’ego et l’ambition individuelle priment sur le bien commun.
Six ex-Démocrates, Michel Sodjinou, Chantal Adjovi, Léansou Do Rego, Denise Houmènou, Constant Nahum et Joël Godonou alias « Eblibou », ont quitté leur formation politique au moment où l’opposition avait le plus besoin de cohésion. Leur départ, perçu comme une trahison, a contribué à l’échec de la candidature du parti à la présidentielle. Pourtant, loin d’être sanctionnés, ils ont été accueillis par la mouvance présidentielle et positionnés sur ses listes, avant d’être tous élus députés pour la 10ᵉ législature de sept ans. Cet épisode illustre une réalité persistante dans la vie politique béninoise : la recherche de privilèges et de positions au détriment de l’intérêt général. En sacrifiant la cause commune pour leur avenir politique, ces élus ont montré que l’ambition individuelle peut l’emporter sur la fidélité partisane. Le peuple, lui, se retrouve une fois de plus relégué au second plan, spectateur d’un jeu où les calculs personnels dictent les trajectoires. Cette recomposition politique met en lumière la fragilité des alliances et la difficulté de construire une opposition durable face à une mouvance solidement organisée. Plus qu’un simple fait divers, elle révèle une culture où l’ego supplante l’engagement collectif, laissant la démocratie exposée aux dérives de l’opportunisme.



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