Le 16 février 2026, un nouveau groupe de huit ressortissants africains a été transféré au Cameroun après avoir été éloigné du territoire américain. Ces personnes, originaires du Sénégal, de Sierra Leone et d’Éthiopie, viennent s’ajouter à sept autres migrants déjà présents à Yaoundé, portant à quinze le nombre total de personnes hébergées dans une structure mise à disposition par l’État camerounais.
Placés sous la responsabilité de l’Organisation internationale pour les migrations, ces hommes et femmes espèrent obtenir une reconnaissance officielle de leur statut de réfugiés. Leur avocat, Maître Joseph Fru, souligne que le retour dans leurs pays d’origine les exposerait à des menaces graves, ce qui justifie une demande de protection internationale.
Deux femmes arrivées en janvier depuis la Louisiane ont déjà été redirigées vers le Maroc, preuve que les transferts ne se limitent pas au Cameroun. Toutefois, aucun accord bilatéral formel entre Washington et Yaoundé n’a été communiqué, laissant planer une zone d’ombre sur les modalités de ces relocalisations.
Depuis son retour à la Maison Blanche en 2025, Donald Trump a réactivé une politique d’expulsions massives, incluant des réacheminements vers des pays tiers lorsque les États concernés refusent de reprendre leurs ressortissants. Le Cameroun rejoint ainsi une liste de pays africains – Ghana, Eswatini, Rwanda, Guinée équatoriale et Soudan du Sud – qui ont accepté d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis.Cette situation met en lumière les tensions entre politiques migratoires restrictives et impératifs de protection des droits humains, dans un contexte où les trajectoires individuelles se heurtent aux stratégies diplomatiques des États.





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