lundi 02 mars 2026
Cotonou 28°C
Suivez-nous :
ALERTE NEWS

Les Scoops du Jour

L'information pour tous

Les Scoops du Jour

Rechercher dans Journal Bénin

Santé au Burkina Faso : Un accord de 254 millions de dollars sous influence américaine

Le Burkina Faso et les États-Unis ont scellé un partenariat sanitaire de 254 millions de...

Actualité • 14 heures ago

Présidentielle 2026 au Bénin : La CENA dévoile les dates clés du scrutin

À l’approche de l’échéance électorale majeure, la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a levé le...

Actualité • 23 heures ago

L’ONU met en garde contre l’embrasement du Proche-Orient

Le spectre d’un conflit de grande ampleur plane plus que jamais sur la scène internationale....

Actualité • 2 jours ago

Adieu à Boncana Maïga : Le Rideau Tombe sur un Géant de l’Harmonie Africaine

La scène culturelle continentale est en deuil. Celui que l’on surnommait affectueusement le « Maestro...

Actualité • 2 jours ago

Coup d’état déjoué : La Police aux trousses de Tigri Pascal, Sambieni Castro et 7 autres mis en cause

La Police Républicaine intensifie ses efforts pour localiser plusieurs individus faisant l’objet de poursuites sérieuses....

Actualité • 3 jours ago

Andry Rajoelina perd la nationalité malgache

Publicité

L'ancien président de la République de Madagascar n'est plus un citoyen malgache.
Il a perdu sa nationalité par une décision prise par le régime qui a pris sa place.

Publicité
Mais à y voir de plus près , La décision du gouvernement malgache de retirer la nationalité à l'ancien président Andry Rajoelina, en s'appuyant sur l'article 42 du Code de la nationalité de 1960, dépasse la simple application d'une règle juridique. En effet, elle apparaît comme un acte éminemment politique visant à neutraliser définitivement un adversaire exilé et à verrouiller les portes de son retour au pouvoir.
L'article 42 stipule clairement que l'acquisition volontaire d'une nationalité étrangère entraîne la perte automatique de la nationalité malgache. La naturalisation française de l'ancien président en 2014 fournit le casus belli légal. Cependant, le moment choisi pour l'application de cette mesure – après que Rajoelina ait été contraint à l'exil – est révélateur. Cette décision, signée par le nouveau Premier ministre, n'est pas seulement une régularisation tardive d'une situation de double nationalité cachée pendant près de dix ans ; elle est surtout une manœuvre stratégique pour écarter un rival potentiel.
Le cœur de l'enjeu réside dans l'inéligibilité automatique qu'entraîne cette perte de nationalité. En privant Andry Rajoelina de son statut de citoyen malgache, le gouvernement actuel lui retire la condition sine qua non pour se présenter à toute élection présidentielle future. C'est le moyen le plus efficace de lui fermer les portes de la magistrature suprême et, par extension, de prévenir toute tentative de "vengeance" politique ou de reconquête du pouvoir après son départ forcé. L'exil est ainsi rendu politiquement définitif.
Publicité

En définitive, le retrait de la nationalité transforme une faute administrative (la dissimulation de la double nationalité) en une sanction politique majeure. Il consacre le retrait d'un acteur clé de la scène politique, en utilisant le droit de la nationalité comme un bouclier juridique pour se prémunir du retour d'une figure potentiellement déstabilisatrice. Cette décision de retrait de nationalité met en lumière la dure réalité des transitions politiques où la loi est mobilisée non seulement pour établir la légalité, mais aussi pour sceller l'issue d'une confrontation pour le pouvoir.

Publicité

Publicité

Partager cet article

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié.
Contactez-nous sur WhatsApp
Ouvrir une conversation WhatsApp
Chargement en cours